bande de ringards ;)

à gauche le meilleur passeur de l'avop, xavier, à droite le meilleur passeur de l'avop, franco (c pr pas faire de jaloux lol). En train de faire un "danse, danse!" dans les vestiaires pour fêter une splendide victoire obtenue dans la douleur (32-30 au 1er set, kan mm! et 25-23 au 2è..). ouff ça fé du bien une victoire!
et puis enchainage à mcdo, avec la plus grosse commande et le plus gros ticket de caisse jamais réalisé (noël tu fais pâle figure à côté): 103 EUROS!!! (et merci aline..)


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bande de ringards ;)

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 11:54

Vive la philo!

Vive la philo!
'

Quant au Nootka, il ne comporte que des phrases sans sujets ni prédicats.La traduction "il invite des gens à un festin" fait la distinction entre le sujet et le prédicat, alors que la phrase originelle ne la fait pas. Celle-ci commence en énonçant l'action de "bouillir" ou de "cuire", tl'imsh; puis vient -ya ("résultat") = "cuit"; ensuite -'is ("le fait de manger"), ce qui donne "le fait de manger de la nourriture cuite"; puis -ita ("ceux qui le font"), c'est-à-dire "mangeurs de nourriture cuite"; puis -'itl ("allant à"); enfin -ma, signe de la troisième personne de l'indicatif; ce qui donne au total tl'imshya'isita'itlma dont la paraphrase approximative est "il (ou quelqu'un) va chercher (invite) des mangeurs de nourriture cuite".


B.L.Whorf, linguistique et anthropologie,
1956, Gonthier, coll.Médiations, pp.176-7

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 11:45

c'est une petite histoire...

Je voudrais raconter l'histoire d'un petit garçon. Agé de 10 ans, il vit en Irak, à Kirkouk, à 250 km au nord de Bagdad. Ce matin, comme les autres enfants, il regardait un convoi de police ralentir à l'approche du poste de police, de l'autre côté de la rue. Comme les autres enfants, il savait que dans ce convoi il y'avait quelqu'un d'important, un chef de la police, un général. Comme les autres enfants, il n'aimait pas les policiers, parce qu'on lui avait dit un jour que c'était des traitres, des infâmes. Mais, pas comme les autres enfants, il s'est d'un coup mis à traverser la route les yeux fixés sur le convoi, s'est stoppé devant un véhicule de police, et a activé la ceinture d'explosif qu'il portait autour de la taille...

A l'âge où, s'il vivait dans un pays riche il rêverait d'avoir une playstation pour noël, où les fantômes lui feraient encore plus peur que le chômage, où il devrait pouvoir apprendre à lire et à écrire, où l'insouciance et l'innocence devraient être ses seuls sentiments, cet enfant s'est fait exploser...Un palier a été franchi sur l'échelle de l'horreur. Que des hommes embrigadent d'autres hommes pour commettre de telles horreur, c'est terrible, horrible. Mais qu'ils aillent jusqu'à se servir de l'innocence d'un enfant, je ne pense pas qu'il y'ait de mot assez fort...

Cet attentat n'a fait qu'un seul mort: le kamikaze. Donc on en a peu parlé dans les médias, normal! Pourtant c'est un symbole. Un symbole fort, la preuve que des types sont prêts à tout, même à sacrifier leurs enfants. Et la preuve que, avec les millions de victimes des mines anti-personnelles, avec les dizaines de millions d'orphelin, avec les centaines de milliers d'enfants soldats, et ce kamikaze aujourd'hui, les enfants sont les premières victimes de la guerre. Et dire qu'un enfant, c'est sacré...

# Posté le mardi 01 novembre 2005 15:05

PATRICK (ERRANCECOMMUNE.SKYBLOG.COM)

Dimanche 30 octobre 2005, 02h30 du matin. Le réveil de Patrick sonne. Patrick se lève sans bruit pour ne pas ameuter les voisins. Il allume la lumière, enfile un jean et un pull de laine noire, pratique pour rester discret le noir. Il a les traits tirés, signe d'une nuit trop courte. en effet, il n'a pas dormi plus d'une heure. La soirée au bar avec ses amis a mal tourné, encore une fois à cause de l'alcool. Deux de ses potes se sont fait jeter par la patron, et n'ont pas aimé. La suite classique, coups de poings et jets de chaises, arrivée des policiers et des pompiers, trois interpellations et deux blessés...

Patrick, le seul de la bande pas trop imbibé, a accompagné un pote d'un ami à lui, Daniel, à l'hôpital dans l'ambulance des pompiers. Après les premiers soins d'urgence et en attendant les radios, ils se sont retrouvés seuls dans une petite pièce. Daniel a alors attrapé le tee-shirt de patrick, et a attiré son visage au niveau du sien. Son visage était déformé par la peur. Il l'a regar, et dit: "cette nuit, à 3 heures, à l'angle du cimetière montparnasse et de la rue de la gaieté. Tu t'y rendra à ma place, et donnera ça. Si tu le fais pas, je suis mort, et toi aussi parce que ça sera de ta faute." En disant cela, il lavait glissé un petit paquet dans la main de Patrick. "Si tu l'ouvre, t'es un homme mort" lui avait-il précisé avec un petit sourire narquois. Patrick avait aquescié, et l'avait laissé aux bons soins du docteur.

Il est
2h50. Patrick n'a pas voulu prendre le risque d'arriver en retard. Il ne voit personne. Il tripote encore le petit paquet de Daniel dans sa poche, le tourne et le retourne. Il ne sait pas ce que c'est, et n'ose pas le sortir de sa poche. Il a croisé une voiture de police tout à l'heure. Il a peur de paraître louche, à attendre comme ça. Alors, il marche 100 mètres, puis revient en arrière jusqu'à son point de départ. A 2h59, toujours personne. C'est vrai, il est pas 3 heures. Mais Patrick, mort de trouille, se promet que si dans une demi-heure s'il n'y a toujours personne, il rentre chez lui.

Le temps passe. Patrick arpente nerveusement la rue qui longe le cimetière montparnasse. Il regarde sa montre, elle marque 3h28. Patrick est nerveux. Il hésite à partir. Une demi-heure de retard, ça lui paraît beaucoup. Il tombe aussi de fatigue. En plus, deux voitures de police sont passées devant lui, au ralenti. Soit ils l'ont repéré, soit il risquent de bientôt le repérer. Et puis, qu'est-ce qu'il y'a dans ce paquet qui puisse le tuer? Patrick prend alors la décision de se rentrer.

Diman
che midi, Patrick se lève, la tête lourde. Il examine longuement le petit paquet de Daniel. Il n'ose pas l'ouvrir, il sait que ça se verra. De dépit, il regarde sa montre. C'est l'heure du 13h de Claire Chazal. Il allume sa télé, et à ce moment là son téléphone sonne:
"Patrick?
- Euh, o
ui, c'est moi.
- On
sait pas qui tu es, mais t'es un homme mort. Faut pas jouer avec nous. Fais ta prière." Son interlocuteur venait de raccrocher brutalement.

L
e regard de Patrick se tourne vers la télé. Il tombe sur le générique de début de "Attention à la marche". Alors Patrick comprend. On a changé d'heure cette nuit. A 3h, il était 2h. Quand il est arrivé cette nuit, il était bien 2h50, mais quand il est reparti, il était 2h30. Patrick, se rendant compte de son erreur, lâche brusquement le combiné du téléphone, et s'écroule dans son fauteuil. Au moment où l'on frappa à sa porte...

# Posté le samedi 29 octobre 2005 13:39

...

...
Petite fille allume ta télé,
Regarde-les bien et imite-les,
Aujourd'hui c'est ça la vie,
Comme à la star academy

Mais regarde bien derrière,
Ces carrières éphémères,
Les mécènes au grand coeur,
Agents, producteurs, profiteurs

Des stars, ils font et défont,
Pour eux tu n'es qu'un pion,
Ils te manipulent, te guettent,
Et un beau jour, te jettent

Regarde-bien jeune fille, éteins ta télé
Reviens sur terre, retombe sur tes pieds
La vie, je te jure, c'est pas ça,
Je te demande, pour moi, ne l'oublie pas

C'est au fond de ton coeur,
Cette petite chose, cette fleur,
C'est ça la beauté,
C'est pas de passer à la télé

Un jour je te l'ai dis,
Et tu m'as écouté,
Mais je me demande aujourd'hui
Si tu ne l'aurais pas oublié

Je voulais seulement t'avertir,
Tu n'as pas semblé me croire
Et je t'ai laissée partir,
En sachant ne plus jamais te voir

Surtout n'oublie jamais,
La vie c'est pas ça,
Souviens-toi de ces soirs d'été,
S'il-te-plait, pour moi.

# Posté le samedi 29 octobre 2005 13:29