LES PERLES, HORS-SERIE SPECIAL PHILO / NOUVEL EPISODE DES PERLES: LA PHILO

LES PERLES, HORS-SERIE SPECIAL PHILO / NOUVEL EPISODE DES PERLES: LA PHILO
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Episode spécial des perles puisqu'elles sont cette fois uniquement consacrées à notre très cher et sympathique professeur de philosophie. Il faudra quand même noter cette petite phrase de notre professeur d'allemand "je vois le vide" histoire de bien démarrer l'article. C'est d'ailleurs en allemand qu'on a pu avoir l'opportunité unique de voir deux élèves suivre le cours assis au bureau du professeur (cf photo!).
Allez, place à l'artiste. Bonne lecture!


"Je dis perroquet parce que j'ai parlé avec un perroquet hier, mais il m'a pas répondu, ce salaud"

"Voilà, je vous ai déjà soûlé avec juste 12 minutes et demi de tchatche!"

"Je vous recommande les érables du Japon, vraiment, c'est très beau et puis c'est la saison"

(avec un sourire gêné, en transférant du sucre en poudre d'un petit sachet plastique à sa tasse de café avec sa cuillère) "C'est très compliqué car je n'ai plus de sucres en morceaux"

"Excusez-moi, je vous embête avec mes problèmes gastro-culinaires."

"J'ai l'intention d'étendre mon vocabulaire de chinois, qui est actuellement de 3 mots"

"Si je parlais mandarin devant vous, vous n'y comprendriez que-qouik"

"Comment on appelle ça, déjà? Ah oui, feux tricolores!"

(en parlant des sons) "On pourrait travailler sur "brun-brin", "un-in", mais au bout d'un moment vous deviendriez complètement zinzins" (...ou le jeu de mot encore pire ke fab et moi!...^^)

"Je crois que je comprends ce que vous voulez dire et que vous ne dites pas"

"Pas de pollock sur mon fûte, s'il-vous-plait" (mystère toujours non-résolu: qu'est-ce qu'un "polllock"?)

"Pour que vous compreniez, il faudrait que je vous donne un exemple, mais là j'en ai pas. J'en avait un ce matin mais il m'a échappé"

"Allo, en japonais, ça se dit mushi-mushi"

"Je suis commis d'office pour surveiller les conférences en TSTT car ça grimpe vite au rideau, ce qui est gênant car il n'y a justement pas de rideaux"

"Je ne sais pas comment ça se passe quand je suis pas là, ce qui est normal puisque je ne suis justement pas là!"

"C'est un monsieur que j'aime beaucoup, sa femme aussi d'ailleurs, c'est une femme extraodinaire" (dit-il avec un grand sourire avant de se faire siffler par toute la classe^^)

"Donc là je dors. Donc je ne me rends pas compte que vous dormez ou pas, puisque je dors"

(la conversation dérive sur l'actualité) "Ces individus à capuche qui utilisent leurs talents pyrotechniques ces jours-ci..."

"Je voulais vous parler de quelque chose, mais je sais plus quoi. Je suis embêté par des histoires de farine"

"Vraiment, je n'ai pas envie du tout de donner d'exemple"

"Ce que je dis est faux, enfin, c'est presque vrai mais c'est faux" (?? lol)


Sur ce, vive les profs, vive la république, vive la France et ses racailles!

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 14:11

PARIS EN HELICO

PARIS EN HELICO

# Posté le lundi 14 novembre 2005 12:21

SUPER WEEK-END: UN SEUL REGRET: AVOIR LOUPE L'ANNIV DE CHA...

SUPER WEEK-END: UN SEUL REGRET: AVOIR LOUPE L'ANNIV DE CHA...
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Une petite photo du château de Versaille, vue aérienne, d'hélicoptère plus précisément. Mais non, je ne l'ai pas piquée sur mon livre d'histoire, c'est moi qui l'ai prise! Et oui, baptême d'hélico dimanche dernier, la grandiose conclusion d'un week-end à Rouen chez l'oncle Nini et la tante Fify avec le cousin Mathieu. Avec au programme: dîner au resto du bel-oncle, fête foraine, regardage film, déjeuner à la brasserie, bowling, tour de Rouen en voiture (pour chercher un pharmacie ouverte^^), tennis (sur terre battue en plus!), regardage foot à la télé, puis encore fête foraine avec cette fois l'attraction la plus sympa: la boule projetée à 55mètres de haut avec l'équivalent de 6G dans la montée. Puis dimanche direction un bled paumé à côté de Versailles pour rejoindre notre hélico, avant de finir...au resto lol. Week-end inoubliable en somme! Aaaah, que de bons souvenirs! Ca fait vraiment plaisir! et résultat, j'ai même pas foiré mon interro d'histoire ce matin^^

# Posté le lundi 14 novembre 2005 11:54

LE SALAIRE DES GRANDS PATRONS: UN VASTE DEBAT

LE SALAIRE DES GRANDS PATRONS: UN VASTE DEBAT
photo sans rapport avec la suite


Depuis la loi des « Nouvelles régulations économiques » ou NRE, adoptée en 2001, les patrons des entreprises cotées en bourses ont l'obligation de publier leurs salaires. Personne ne l'ignore, ils gagnent beaucoup d'argent. Mais gagnent-ils trop?

Tou
t d'abord que gagne un grand patron? D'une part, il touche une rémunération divisée en deux parts. D'un côté la « partie fixe », c'est-à-dire ce qu'il doit toucher de façon certaine. D'autre part, il peut recevoir un « bonus » (ou prime ou partie variable) qui récompense la performance et le progrès de l'entreprise. A côté de cette rémunération, qualifiée de « salaire », on peut y ajouter les stock-options. Bien que le revenu soit incertain, car il dépend du cours des actions en bourse de l'entreprise, il peut rapporter gros au patron qui décide de vendre ses actions. On les estime à 70% de la rémunération en France. Enfin, un patron peut parfois toucher des indemnités de licenciement.
Par
exemple, en 2004, Lindsay Owen-Jones, patron de L'Oréal, a touché 6,6 millions d'euros de salaire. Il a également acquis le droit de revendre en 2009 un million d'actions de son entreprise à un prix fixé. On peut toutefois constater qu'il touche deux fois plus que les autres patrons français les mieux payés. Ainsi, Jean-René Fourtou (Vivendi-Universal) et Antoine Zacharias (Vinci) qui complètent le podium des plus gros salaires ont touché en 2004 à peu près 3,4 millions d'euros. D'une manière générale, les salaires des patrons du CAC40 on doublé depuis 2000, et s'élèvent en moyenne à 2,1 millions d'euros. On peut également rappeler que Daniel Bernard, ex-PDG de carrefour, a touché 38 millions d'euros pour son départ à la retraite.

Pourquoi gagnent-ils donc tant? D'une part, les privatisations ont permis aux patrons des anciennes grosses entreprise du secteur public de s'aligner sur les pratiques du privé. Ensuite, la mondialisation a conduit les grands dirigeants à exiger des revenus comparables à leurs homologues étrangers. Mais que rémunère-t-on chez eux?
Leur t
ravail, leurs compétences, la disponibilité et la tension que réclament ces postes, ainsi que le risque. Juridiquement, un patron ne perçoit pas un salaire et n'est pas sous contrat de travail : c'est-à-dire qu'il peut être viré sans indemnité, ne touche pas d'indemnités de chômage et ne cotise pas pour sa retraite. Le risque pénal est également élevé, car le patron est responsable des actes engageant leur entreprise. Par exemple, Marc Tessier, ex-PDG de France Télévision a été condamné début novembre à verser 2000 euros d'amende de sa poche à cause d'un journaliste de France 3 accusé de diffamation. Enfin, le salaire a une fonction incitative, encourageant le patron à améliorer en permanence les résultats pour gagner plus, par le biais des bonus et stock-options.

Gagnent-ils donc trop? En moyenne, les patrons du CAC 40 touchent 2,1 millions d'euros, avec une augmentation de 12% en 2003, là où le salaire des français augmentait lui de 2%. De plus, rares sont les patrons dont les salaires baissent alors que les résultats des entreprises ne sont pas toujours faramineux. Par exemple le PDG de Aventis a vu son salaire augmenter de 40% alors que les profits de son groupe reculaient, eux, de 9%. A vouloir également toucher autant que leurs homologues étrangers, les grands patrons se retrouvent aujourd'hui les mieux payés d'Europe, talonnant de près même les grands PDG américains. Il faut aussi savoir que la rémunération d'un patron est fixé par le conseil d'administration, souvent composé de proches du patrons, qui n'hésitent pas à augmenter le salaire de leur leader afin de voir le leur progresser aussi, échange de bon procédés oblige.
C
ependant, la charge est lourde à la tête d'une grosse entreprise. Sacrifiant vie personnelle et familiale, les patrons doivent aussi assumer un certain nombre de risque. Enfin, un Owen-Jones gagne-t-il trop (avec 6,6 millions d'euros) en faisant travailler des milliers de personnes et en faisant tourner l'économie, qu'un Zidane touchant le double pour jouer au football et occasionnellement tournant des publicités ?
Aujourd
'hui, tout le monde s'offusque des salaires des patrons, sans trop être choqué par les sommes astronomiques gagnées par les sportifs. Alors qui gagne vraiment trop?

# Posté le dimanche 13 novembre 2005 14:55

LA FRANCE A FEU ET A SANG: LA REVANCHE DES CITES??

LA FRANCE A FEU ET A SANG: LA REVANCHE DES CITES??
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photo prise aux louvrais ce matin



Jeudi 27 octobre 2005, Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Deux adolescents meurent dans des conditions dramatiques, électrocutés dans un transformateur EDF, un troisième grièvement blessé luttant entre la vie et la mort. Les conditions de ces décès sont douteuses. Pour les membres du quartiers, ils étaient poursuivis par les police alors qu'ils n'avaient rien fait. Pour le gouvernement, les policiers ne les poursuivaient pas, mais étaient à leur recherche. Certaines rumeurs indiquent qu'ils auraient réalisé un cambriolage plus tôt dans la soirée, d'où le fait de chercher à se cacher. Bien sûr, les témoins n'ont rien vu...

Le soir
même, en représaille et par bêtise, mais comme c'est le cas à chaque fois, les jeunes du quartier répondent à leur manière. voitures brûlées, jets de pierre,... D'abord la bêtise, et seulement la bêtise.

L
es médias s'emparent de l'affaire. Un média diffuse l'information, relayé par les autres médias. Le vendredi soir, les violences se répandent dans d'autres cités voisines. Très vite, l'affaire prend de l'importance, et parvient au président de la république. Le 1er ministre De Villepin et son ministre de l'intérieur Sarkozy sont privés de déplacement à l'étranger par le chef de l'Etat, et priés de régler cette affaire au plus vite. Priés de calmer la montée de la violence de les cités.

Nicola
s Sarkozy propose alors aux familles des victimes électrocutées de le rencontrer. Payant sans doute ses dérapages verbaux (comme "il faut karchériser les cités"), les familles refusent lundi, demandant à rencontrer Dominique de Villepin. Symbole d'un malaise? Sarkozy est pointé du doigt, lui et ses méthodes fortes de "tolérance zéro". Désavoué dans les cités, ce refus met en position délicate le ministre de l'intérieur. Une nouvelle fois, Jacques Chirac intervient, et oblige son 1er ministre à rencontrer les familles...avec Sarkozy. La rencontre a lieu mardi. Pendant ce temps, la violence continue de monter dans les cités.

Chaque nuit
, de plus en plus de voitures brûlent. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une quarantaine de coups de feu sont tirés en direction de policiers. La violence se diffuse dans des cités de la France entière. Dans la nuit de vendredi à samedi, un bus (remplie!)est attaqué au coktail molotov. Dans la nuit de samedi à dimanche, près de 1300 véhicules sont incendiés et 349 personnes interpellées selon Reuters. L'escalade de la violence semble inexorable.

Les cités. U
n vaste (et ancien) problème. Lors de leur arrivée en France, on a regroupés les immigrés dans des quartiers à l'écart, en banlieue, dans des cités faites de barres d'immeubles. Plus de quarante ans plus tard, ces familles sont encore là. Les cités sont rongées par le chômage et l'économie parallèle qui en découle... Alors, vraiment, cette escalade de la violence est-elle seulement une conséquence de la "bêtise" des jeunes de banlieue?

Tou
t les candidats à l'Elysée en 2002 ont axé leur campagne autour du thème de la sécurité. C'est à Sarkozy d'être chargé par Chirac pour mener le combat contre le violence. Mais là où l'on réclame du social, Sarkozy arrive avec ses gros sabots et préfère mener la répression forte. Ses déclarations tapageuses et insultantes envers les habitants des quartiers sensibles font la une des médias. N'est-il pas normal pour eux de se sentir agressés et rejetés?

Cette escalade de la violence paraît donc normal. En caillassant des flics et brûlant des bagnoles, les jeunes des cités ont trouvé le moyen de faire parler d'eux. Certes, cette violence est purement gratuite. Mais, vu l'ampleur qu'elle prend, ne serait-elle pas révélatrice d'un problème, d'un malaise? Les politiques ont toujours négligé ou abordé de façon légère le problème des cités-guettos. Aujourd'hui, les cités se retournent contre eux. Jusqu'où?

Le problème de la situation actuelle, c'est qu'elle paraît insoluble. Comment éteindre le début d'incendie qui ravage la France avant qu'elle ne soit à feu et à sang? J'ai peur. J'ai peur parce que je n'y vois aucune alternative. Le problème est immense, les cités sont trop importantes. Suis-je pessimiste en pensant que cette violence ne se calmera pas?

Mais, p
our la première fois, les cités ont trouvé un moyen de s'exprimer. Pour la première fois, les habitants de ces quartiers ont l'impression d'être pris au sérieux, d'être entendus, d'être enfin un sujet de préoccupation pour un gouvernement. Cela fait quarante ans qu'ils attendent cela. Et quarante ans, c'est long...très long...trop long...beaucoup trop long........

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 13:38